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Reliance
Dispositif d'aide et de soutien aux parents et aux enfants


Les missions

Reliance s’inscrit dans les grandes orientations de la loi contre les exclusions sociales, de la loi du 2 janvier 2002, de la politique départementale définie dans le schéma enfance famille, des orientations de la CNAF, et des politiques locales développées par les municipalités.

Reliance est l’aboutissement d’un travail de concertation, tant à l’interne avec les équipes pluridisciplinaires, qu’avec l’Aide Sociale à l’Enfance, la Caisse d’Allocations Familiales et les villes de Roubaix et de Tourcoing. Plus largement, nos partenaires des champs de la Santé, de la Justice, de l’Action Sociale, de la Police et de l’Éducation ont apporté leur contribution et leur soutien à une démarche à laquelle ils souhaitent collaborer.

Dans le document intitulé La mise en œuvre du schéma départemental de l’Enfance et de la Famille sur la direction territoriale métropole Roubaix - Tourcoing le dispositif Reliance est cité comme dispositif innovant qui œuvre dans le champ de la prévention et devrait permettre de soutenir des familles en grande difficulté éducative, rétives à des formes d’aides plus classiques.

Le département a autorisé la création en 2003 de ce service d’aide à la famille et aux enfants à titre expérimental pour 3 ans (art. L312.1.I.1 du CASF), le statut expérimental s’appuie sur l’orientation suivante, énoncée comme participant à la modification en profondeur des pratiques : accompagner les actions innovantes les mieux à même de favoriser des objectifs du schéma.

Reliance vise à intervenir différemment et plus précocement pour :

Reliance se donne comme mission de mettre en œuvre le concept d’aide à la parentalité :

Reliance donne toute sa dimension à l’accompagnement psychosocial qui responsabilise tous les acteurs : parents, enfants et travailleurs sociaux.

Reliance tend à donner forme à une nouvelle approche de l’action sociale respectueuse des droits et devoirs de chacun au regard d’un cadre d’intervention co-construit avec la famille et donc contractualisé.

Le projet de schéma départemental enfance famille propose 2 orientations stratégiques qui peuvent concerner particulièrement notre service :

1ère orientation stratégique : réinvestir le champ de la prévention

Cet objectif est reconduit au premier rang des préoccupations départementales en matière de politique à l’égard de l’enfance et de la famille, essentiellement parce qu’il est le seul élément capable de casser la spirale de la reproduction sociale en limitant l’inévitable traumatisme de la séparation d’un enfant de sa famille à sa stricte nécessité.

Elle doit surtout être portée par des équipes pluridisciplinaires, mieux formées et soutenues techniquement.

Elle oblige à une nouvelle alliance entre des préoccupations sanitaires, médico-sociales, sociales et éducatives pour permettre aux familles, notamment les plus en difficulté, de ressentir un accompagnement global et coordonné.

Elle suggère enfin, pour éviter un brouillage encore plus grand d’un dispositif déjà complexe, et le souci de laisser aux professionnels du travail social le maximum de temps auprès des familles, une rationalisation du partenariat et une organisation d’un dispositif qui facilitent leur fonctionnement et sa compréhension par les bénéficiaires.

2ème orientation stratégique : soutenir les familles

Le soutien de compétences parentales était la trame dans laquelle s’inscrivaient 4 des 5 orientations stratégiques du précédent schéma. Cette omniprésence du thème tient aux valeurs qui fondent le dispositif de protection de l’enfance sur l’entité familiale et la vocation reconnue à un enfant de vivre et de se développer avec ses parents, dans son milieu naturel.

C’est cette préoccupation du mieux-être et du mieux-vivre d’une famille qui justifie les modalités de travail avec les parents, entre les services du département, et entre ceux-ci et les différents partenaires… C’est elle qui justifie le travail éducatif des services, notamment avec les familles, pour aider les enfants à se repérer dans une histoire de filiation qui ne réduise pas les parents à leurs carences ou leurs actes négatifs, à se construire et faire avec des parents réels, ni idéaux, ni fantasmés.

D’une façon générale, les acteurs expliquent le sentiment de défiance des familles vis-à-vis des services sociaux par le fait que les interventions de ceux-ci sont davantage justifiées par un repérage des carences que fondées sur un accompagnement des potentialités parentales.

Compte tenu de ce ressenti partagé et de l’attachement que lui témoignent les acteurs malgré les difficultés, le soutien aux familles mérite d’être individualisé comme une orientation stratégique à part entière, et non plus comme une toile de fond. Il s’agit par là de nommer les familles comme auteurs de leur propre histoire plutôt que comme objets de mesures les visant à travers les projets pour leur enfant.

Ce soutien des familles s’effectue sous la forme d’un accompagnement social et médico-social global, de droit commun ; il inclut également le soutien à la parentalité, définie comme l’ensemble des réaménagements psychiques et affectifs permettant à des adultes de devenir parents, c’est-à-dire de répondre aux besoins de leur(s) enfant(s) sur le plan corporel (soins nourriciers), affectif et psychique (Martine Lamour et Marthe Barocco, in Souffrances autour du berceau cité dans le rapport de Madame Hermange, sur Périnatalité et parentalité).

Cette priorité conférée aux familles témoigne d’une volonté de réaffirmer la place centrale de l’usager, en améliorant notamment la qualité de l’accueil dans les services du Département, qui pourrait se traduire par une démarche qualité.

La population bénéficiaire

A la marge du dispositif, le département a sollicité la prise en compte de quelques familles pour assurer le maintien des liens entre des parents et leurs enfants, ceux-ci étant confiés à sa garde. Ce cas de figure ne devrait pas se voir renouvelé.

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